Saison 2011, simplement.

http://www.vimeo.com/33229279

Rien à ajouter!

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loops

décembre 6th

Pêche à la mouche

La Moselle – Acte 2

L’envie était trop forte !

Les précédentes sorties me hantaient trop depuis un certain temps. Dans chaque phrase, dans chaque conversation, dans chaque dossier, je retrouvais une référence à ces paysages  et à ces étendards à la couleur bronze.

Il fallait que j’y retourne, que je retente le petit rond de bordure, le marsouinage du lisse ou le gobage rageur.

Mais voilà, libérer du temps en cette période de fin d’année n’est pas chose facile. Entre le bouclage de rapports, la finalisation budgétaire, les réflexions de projets et les développements envisagés, l’occasion d’une fenêtre d’évasion ne peut être manquée.

L’ouverture dans l’emploi du temps se produisit,  non sans mal et discussions, et c’est avec empressement que je rejoignis Jéjé, pour une nouvelle excursion sur les rives de la Belle Moselle.

Sans attendre, il me fallait humer l’air automnal, écouter le roulis de l’onde et voir, que dis-je, contempler le spectacle merveilleux de l’irisation ocre de ces berges oubliées.

Bientôt, s’entendent les premiers échos des ombrets. Les premiers frêles voiliers se font happer sans vergogne mais là n’est pas l’intérêt. Laissons ces jeunes candides à leurs jeux nourriciers et tâchons de dénicher l’esthète, celui qui choisi, celui qui refuse, celui qui ose, celui qui non sans mal, se laisse glisser vers le filet pour une pose délicate.

Certes, arpenter ces sentiers de castor n’est pas des plus aisés mais quel plaisir quand enfin, les veines se découvrent, les postes s’animent et que des éclairs blancs laissent présager d’une future tension que la moindre brutalité pourrait annihiler.

L’évasion, l’oubli, voilà ce à quoi j’aspire. Le simple fait de se trouver là, de se sentir en accord avec soi-même et son environnement, de faire partie d’un tout ; sensation aussi universelle qu’égoïste !

O combien ces trop courts instants me rappellent ces journées où seul, apaisé, j’observais la Nive.

Amis pêcheurs, profitez de ces moments au bord de l’eau.

A bientôt…

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novembre 18th

Pêche à la mouche

La Moselle – Acte1

Depuis sa découverte, la Moselle n’a eu de cesse de susciter en moi, une envie d’évasion automnale. En effet, quel enchantement quand, au détour d’une pâture,  elle se révèle, large, sinueuse et charmeuse. Habillés de couleur ocre, ses bordures appellent au dépaysement et à l’oubli.

En arpentant discrètement ses rives, il n’est pas rare d’observer nombre de spectacles invitant au respect du lieu. Telles les traces laissées par un castor vorace, le battement apeuré d’une grande aigrette, les cris aigus d’un duo de martin-pêcheur filant prestement, autant de rencontres fortuites qui poussent à se sentir intrusif, ce que les épineux prunelliers et églantiers nous rappellent bien vite!

C’est à cette ambiance si particulière que j’ai voulu initier Max (www.guide-flyfishing.com ). Arpentant les rives de nombreuses rivières pyrénéennes, aveyronnaises mais aussi patagoniennes, sibériennes, ou scandinaves, il lui fallait découvrir le Nord-est et ses charmes… Là, je m’emballe !

Le ciel est gris en ce dimanche d’octobre (normal, me direz vous !) mais rendez-vous est pris avec Jéjé pour partir à la rencontre des thymallus mosellans. Les Blacks nous accompagnent pendant les 2 heures nécessaires pour atteindre notre destination. Gros match apparemment, ce qui promet pour la finale remportée par le 15 du coq…

Un peu en avance et après une légère collation, nous voilà au bord de belles veines prometteuses. Malgré toute la patience et les stratagèmes (noyées, nymphes, sèches), aucun de nos amis ne voudra pointer le bout de son étendard ; c’est mal parti pour faire oublier le sud-ouest (pour la journée, cela se sous-entend bien sur !).

Jéjé nous a maintenant rejoins et nous invite à le suivre vers un spot connu mais inconnu…

Après quelques franchissements hasardeux, nous voilà face à une alternance de superbes méandres et radiers. Une éphémère par ci, un voilier par là, et voilà les premiers gobages. Les postes semblent occupés mais les pépères paraissent encore endormis.

Il faudra attendre et surtout toute l’expérience et la connaissance de notre guide pour que les beaux poissons daignent se montrer. Après plusieurs postes « inhabités » (ce jour là…), nous tombons sur une bordure que dis-je, LA bordure !

Positionnés idéalement (niveau présentation, j’entends !), nous ne pouvons discerner les subtils ronds des étendards. Le ciel s’étant dégagé pour laisser libre court au vol des nombreuses éphémères, le soleil en a profité pour s’installer face à nous ! C’était sans compter sur notre hôte. Allongé sur la berge, il guidait nos posés jusqu’aux lieux d’aspirations.

La tactique fut payante…

Quelques mosellans bien sympathiques sont venus poser gracieusement …

Un superbe spectacle de gerbes, d’envols, et de lumières qui clôturèrent une journée magnifique sur les bords de la Moselle.

Il me tarde déjà de retrouver ces fonds et ces hôtes aux couleurs bronze !

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octobre 21st

Pêche à la mouche

Un éternel recommencement ?

Et oui, le mois de septembre est bien traitre pour nous, pauvres pêcheurs de 1ère. Autant il nous fait espérer et entrevoir de formidables journées, autant il nous annonce la fin de ces rencontres furtives avec les belles ponctuées.

Quoi de plus évadant que de retrouver les rives sinueuses et encombrées, quoi de plus excitant que la recherche de truites aussi méfiantes que leur appétit est grand, quoi de plus euphorisant que de penser aux innombrables et vaines sollicitations de pêcheurs dont l’avidité n’a d’égal que leur irrespect, oui je vous le dis, la fin de saison résonne en moi comme une frustration, un soulagement et une immense peine !

Frustration quand je repense à ces manèges de truites aux aguets, à ces gourmandes réticentes, à ces farceuses décrocheuses, à ces belles si enclin à s’éloigner, à ces suiveuses joueuses, à ces sauteuses apeurées… l’énervement monte bien souvent mais quelle sensation agréable que ce contact privilégié avec notre nature.

Soulagement aussi, quand le geste devient beau, quand l’imitation approche le réel, quand le gobage devient franc, quand la belle sereine se laisse figer, quand lentement elle s’immerge et regagne son antre, soulagement bien sur quand j’entrevois les futures générations de ces partenaires aptes à saisir avec entrain la frêle création du novice passionné…ces instants sont trop intenses à mon sens pour qu’ils n’aient pas de lendemain.

Une immense peine surtout car je ne serai plus partie intégrée (et non intégrante) de cet ensemble. Je n’assisterai plus à la course effrénée du cincle ou aux soubresauts de la bergeronnette, je n’entendrai plus ni les cris aigus des hirondelles, ni la fuite effrayée du héron, je ne serai plus l’hôte de ces spectacles uniques de nature où j’observerai la chevrette venir se désaltérer, l’hermine se faufiler, les palombes roucouler et quand bien même j’y retournerai, il me manquera cette approche si particulière que seul le pêcheur passionné, inconsciemment possède.

J’en veux pour preuve l’anecdote de ce dernier jour.

Au hasard d’une énième avancée torturée entre ronces, orties, chicots et toiles d’araignée, une silhouette se détacha dans la saulaie. Figé, je tentais de faire le point mais l’amoncellement de branchailles et de végétation empêchait toute netteté. Un nouveau mouvement me trahit et un fracas assourdissant de battements et de bois entrechoqués m’invita à un sursaut qui manqua de peu, de me faire rejoindre le repère de dame Fario. Sitôt l’équilibre repris, je m’extirpai de la ripisylve pour apercevoir un dos noir fuyant d’où dépassaient 2 pieds rouges.

Je venais d’apeurer un oiseau magnifique, si rare et pourtant si prêt ce jour là. Plus contemplatif que réactif, je ne sortis l’appareil que trop tard pour immortaliser cette rencontre. Une cigogne noire venait de me fuir le jour de la fermeture, enfonçant un peu plus mon sentiment d’exclusion.

Il me faut maintenant me résoudre à revenir discrètement cet hiver et souhaiter que ma condition d’homme et mon comportement voyeuriste ne perturbe pas trop les velléités reproductives de ces fascinantes ponctuées.

A bientôt,

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septembre 21st

Pêche à la mouche

Slovénie 2011

Salutations,

voilà, cela fait maintenant 2 mois que les paysages de Slovénie nous hantent. J’ai pris le temps ces derniers soirs pour faire le tri dans les photos prises lors de ce séjour. Le choix fut difficile mais voici quelques uns des clichés retranscrivant le plaisir de ce cadre de pêche incroyable et somptueux.

J’espère qu’elles vous inviteront au voyage…

Sur le trajet…

Sur la Haute Soca…

Sur l’Idrijca…

Sur l’Unica…

Sur la basse Soca…

et un petit clip pour finir et fermer les bagages…

http://www.vimeo.com/26713945

A la prochaine…

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juillet 22nd

Pêche à la mouche
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janvier 2012
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